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INTERVIEWS SATYRICON - 2010

 

SATYRICON - Tuska open Air 2010

 

Afin de clore ce dossier, une capture d’écran qui justifiera ma « fucking True Norvegian fan attitude » jusqu’à mon dernier souffle :D. Je jure de ne plus jamais parler de Satyricon… avant la chronique du prochain album, je l’espère fort !

Voici la retranscription de l'interview réalisée lors du Tuska Open Air 2010 à Helsinki. La vidéo,  malheureusement, n’est pas diffusable du fait de la mauvaise qualité du son. En effet, réaliser une interview des deux membres du groupe Satyricon n’est pas aisé, coincés entre deux scènes hurlantes et un monde pas croyable autour de la table.

Malgré ces conditions un peu ardues, et sous un soleil d’or irradiant, Satyr et Frost ont répondu à mes questions avec professionnalisme et générosité. Sachant qu’il est déjà assez impressionnant, quand on apprécie un groupe pour toute sa carrière et ses évolutions, de croiser le regard de ses fondateurs, mais avoir ces deux paires d’yeux « un peu » envoûtants en face de soi est encore pire.

Cela va sans dire, j’aurai aimé évoquer des thèmes plus précis, plus spirituels sur la musique de Satyricon, et ainsi pouvoir répondre à certains de mes questionnements encore intacts. J’espère pouvoir approfondir ce travail en y consacrant le temps qu’il faut.

J’ai pu ajouter, grâce à la contribution de Gildas le Pape (Guitariste Live du groupe depuis l’année 2004), des éléments précis sur ce guitariste très talentueux, mais avant tout passionné de musique, cherchant continuellement à se perfectionner par le travail et sa pratique de la musique Jazz. Je le remercie chaudement pour avoir consacré ce temps derrière son ordinateur pour répondre à mes questions.

Sans en savoir plus cependant sur l’avenir de SATYRICON, j’ai tout de même le pressentiment que quelque chose de complètement nouveau se réfléchit. Comme l’évoque Sigurd WONGRAVEN, il a été indispensable pour le groupe de s’accorder cette phase de pause, ce après leur tournée « Finale In Black ».

Le travail acharné, le perfectionnisme, demandent un immense engagement qui implique une entière dévotion au groupe. Dans un premier temps, il a été confirmé lors du concert de la veille, qu’un autre show se prépare, les corbeaux nous donnent encore un RV funèbre.

La Finlande a toujours été un pays très apprécié par le groupe, un public répondant activement aux attaques noires et sonores, et l’ambiance particulière du Tuska Open Air pour encadrer la magie. C’est dans l’attente fébrile de nouveauté que je m’accorde à écrire le premier chapitre d’un travail qui débute, en faveur des fans, ou simplement de personnes ne connaissant pas encore le groupe ou même le black metal en général. Je laisserai la parole à Frost, Satyr et enfin, à Gildas qui viendra clore avec classe ce reportage.

A bientôt !

Miss Gwenn

FROST & SATYR

Vous avez choisi de faire un seul show cet été, et ce choix s’est porté sur la Finlande, pourquoi le Tuska ?

Frost :… En Finlande nous avons un très bon public, mais d’abord,  ce show est un peu spécial pour nous, dans le sens ou nous sommes en plein break avec de base, beaucoup de travail derrière nous comme avec l’album The Age of Nero, et on a pris un peu de distance par rapport à tout ça….. Préparer ce show, ce n’est pas du tout le même travail par rapport aux préparatifs d’une tournée, par exemple….. Il n’y a que très peu de concerts de Satyricon pour le moment, mais c’est tout un autre travail…

Vous avez décidé de jouer 5 morceaux de l’ancienne période, et 5 de la nouvelle, comment orientez vous vos choix de setlist et l’ordre des morceaux? Par exemple en France, je n’ai jamais eu l’occasion de voir « Repined Bastard Nation » des le départ…

Satyr : On essaye d’orienter le choix de nos titres de manière particulière pour chaque concert. Ceci pour notre propre plaisir et pour nos auditeurs. En général, on choisit 65% d’anciens morceaux, et le reste provenant alors des derniers albums. Enfin, par exemple concernant « Filthgrinder » de l’album « Rebel Extravaganza », on a eu toute une période où on le jouait sur scène à chaque fois. Au bout d’un moment ça me semblait personnellement trop redondant, je n’ai plus eu envie de la jouer. Mais en préparant le concert d’hier, je me suis dit que ça faisait quand même un bon moment que ce morceau n’était pas apparu en live. Au final on a tous eu beaucoup de plaisir à interpréter à nouveau ce morceau. C’est pour ça que nos setlists dépendent entièrement de notre feeling du moment, et c’est comme ça qu’elles se construisent.

J’ai entendu que ça serait avec plaisir que vous feriez un autre show au Hellfest, mais uniquement si l’organisation vous laisse jouer de nuit, c’est vrai ?

Satyr : Oui, je pense que le Hellfest est un très bon festival, et SATYRICON est l’un des groupes qui a attiré le plus de monde dans l’après-midi, nous avons un bon public, pas mal de gens écoutent SATYRICON en France, on y a joué dans de nombreuses villes mais je pense que nous sommes un groupe qui joue avec des effets lumineux créés pour être rendus plutôt la nuit.

Je me souviens bien du gigantesque show au Wacken 2004, un concert qui vous a particulièrement marqués ?

Frost : On ne peut pas vraiment mettre en valeur une préférence. Chaque concert a sa propre unicité, son propre feeling. Parfois un concert dégage quelque chose de plus fort… quelque chose de plus spécifique, mais vraiment, chaque concert est une expérience propre.

Tu parlais de ta contribution à SATYRICON, dans une interview… tu disais que Satyr est l’unique compositeur, que tu ne réalises que la partie batterie, comment ça s’organise réellement ?

Frost : ………………….. Le travail de créativité se fait naturellement, je suis là pour le mettre en valeur. Ce n’est pas la question d’être au dessus ou non en matière de création, c’est plutôt une contribution mutuelle.

Vous semblez porter une attention toute particulière à votre look, votre apparence sur scène et en image, notamment par les changements, et ce nouveau style épuré, sombre, un moyen de rendre le black-metal plus classique, plus classe ?

Satyr : Chaque groupe possède son propre style, il est important d’être clair dans son image, son design, la photo, la mise en scène, et le black metal est un bon exemple à ce niveau dans le monde de la musique. …..  Ce n’est pas simplement une histoire de musique, mais faire attention à tous les petits détails, et tous les aspects de ce qui nous définit… je pense que ce n’est pas une particularité de SATYRICON, c’est indispensable pour chaque formation dans ce style de musique. Cependant, on tente quand même de se démarquer, et d’être les plus professionnels, mais du coup c’est très compliqué d’en parler.

Votre carrière est comme un livre ou une œuvre d’art, avec un début, et une fin, le tout suivant un ordre très cohérent. J’aimerais savoir quelle est la réelle signification du morceau « Den Siste » ?

Satyr : Je vois ce que tu essayes de dire… Il n’y a pas de réelle signification dans le morceau Den Siste. Je pense que SATYRICON a écrit un nouveau chapitre, et maintenant passera à autre chose. Mais ça n’a rien à voir avec le sens du morceau « Den Siste », c’est là toute la différence. Pour ça, l’année 2010 marque un tournant, comme en quelque sorte, sortir du petit monde d’écriture, de tournée, dans lequel nous étions. Nous avions besoin d’une sorte d’espace mental, afin de penser de manière claire. Il y a toujours une seule manière de rejoindre la prochaine étape. Et enfin, tu peux rester créatif, mais si tu veux vraiment faire quelque chose d’extraordinaire, enfin… si tu travailles très dur, durant des années, comme nous l’avons fait, ça porte ses fruits. Il faut cependant passer du temps à autres choses, c’est comme ça qu’on avance de manière plus précise, plus efficace.

Je ne pourrais croire que vous n’avez pas d’intérêts autres que la musique… Il y a-t-il des choses qui vous passionnent, vous inspirent, en dehors de la musique ?

Satyr : La musique est notre vie, ce n’est pas vraiment un intérêt, mais bien sûr qu’en dehors de ça, que nous sommes intéressés par d’autres choses.  Il est bien évidemment indispensable de passer du temps à d’autres intérêts, ce surtout lorsqu’on est autant impliqué dans des projets musicaux…

Comment trouves tu le temps pour travailler dans autant de formations ? Un groupe comme Gehenna doit demander beaucoup de travail…

Frost : Mais non… Tu dois te rappeler que je suis musicien à part entière, je n’ai que deux groupes, et Satyricon est le premier. Il n’y a qu’un seul album de Gehenna…Je ne me dédie jamais entièrement à un seul groupe et encore moins, uniquement dans le processus Satyricon. Je passe du temps à créer aussi ailleurs, même en dehors du travail que je fournis pour Satyricon, je peux tout à fait le faire et c’est tout naturel.

Travailles-tu encore sur des Sides Projets, des choses comme « Storm », ou le superbe « Wongraven » ?

Satyr : En quelque sorte… Storm c’était très particulier, j’ai été toutefois invité à participer à beaucoup de projets et cela depuis de nombreuses années. Je voudrais bien, réaliser d’autres choses, mais bon, je n’ai rien de très précis, je fais aussi des choses, mais en dehors de la musique et c’est bien parfois, de faire des choses qui n’ont rien à voir.

Tu nous as fait un truc bizarre, en entrant sur scène hier soir, on ne voyait plus que le blanc de tes yeux avant que les premières notes retentissent, quelle en est la signification, la teneur ?

Frost : Ce n’est pas un effet visuel volontaire, c’est une réelle émotion, très forte, que je ressens à chaque début de concert. J’essaye de réunir toutes ces émotions et de les concentrer, en quelques sortes. J’essaye aussi de me préparer physiquement, et mentalement avant chaque concert. Je n’ai pas envie, dans ces moments là, d’être distrait, car ce sont vraiment des émotions très fortes. Ca ne se communique pas forcément, mais c’est comme ça que je l’exprime. Prendre tout ça, et me concentrer, de manière posée.


Un grand merci, encore une fois, à Satyr et Frost, à SATYRICON, pour cet échange.


(Je laisse maintenant la parole au guitariste Live du groupe…)

Gildas LEPAPE


Bonjour Gildas, cela fait quelques temps maintenant que tu es installé à Oslo, tu parlais au début de quelques déboires administratifs et culturels, comment ton intégration s’est elle finalement passée ?

« Déboires » est un terme un peu fort ! Je n’ai pas l’impression d'avoir galéré, mais il est évident que quand tu t’installes dans un nouveau pays et qu’en plus tu travailles à ton compte, tu as pas mal d’obstacles à affronter. C’est l’administration quoi, mais dans un nouveau pays, donc tout est un peu plus délicat.

Culturellement, il y a une différence entre la Norvège et la France plus importante qu’on imagine en France je crois. Quand on passe un week-end à Oslo ou à Bergen, on sort, on fait la fête, c’est un peu exotique et franchement sympathique. Vivre au quotidien en Norvège, c’est évidemment autre chose. Enfin j’ai été vite intégré dans un milieu de musiciens par exemple, ça m’a bien sûr aidé.

Après la sortie de The Age of Nero et cette fameuse tournée « finale In Black », Satyr et Frost décident officiellement de prendre un temps de recul et de faire une pause. Comment ça se passe, au niveau du travail, maintenant que le groupe tourne moins, j’imagine que ça doit être un sacré boulot, de se remettre dans le bain comme par exemple pour ce show du Tuska cette année…

Je ne suis pas vraiment d'accord. On est des musiciens professionnels, on connaît nos morceaux, et on les oublie pas en 6 mois quand on les a joué sans cesse pendant 18. On n’est peut-être plus tellement habitué à l’intensité des shows mais on a joué tellement de concerts ensemble que tout s’est déroulé assez naturellement.

Je sais que tu es quelqu’un de passionné par la culture musicale dans toute sa richesse. Très investi dans la musique Jazz, qui requiert une énorme faculté d’improvisation et de dialogue avec les autres musiciens, trouves tu une certaine liberté dans le Jazz que tu ne trouves pas dans Satyricon du fait que tu ne sois pas compositeur ?

Tout à fait. Dans Satyricon il y a peu de marge de manoeuvre pour moi, mais c’est le principe. Les morceaux sont généralement figés et lors d’un concert très peu de choses sont laissées au hasard. Ça ne me pose aucun problème car j’aime la musique et le mode d’expression du groupe tels quels. En jazz, les choses sont différentes, je peux choisir les gens avec qui je joue, les morceaux, les arrangements, et surtout la manière dont je m'exprime lorsque j'improvise.

Penses tu que la culture et le travail du jazz t’apporte les éléments techniques qui te permettent de pouvoir t’adapter, comme tu l’as mentionné, au style très particulier de Satyr dans son jeu bourré de petits détails caractéristiques moins simples qu’ils en ont l’air…

Je ne pense pas qu’il y ait vraiment de lien entre la technique utilisée en jazz et ce qui est requis dans SATYRICON. SATYRICON est résolument Black Metal/rock à la guitare et c'est ce qu’il faut savoir faire, avec le groove caractéristique. Le fait d’avoir une bonne maîtrise de l’instrument et une bonne technique permet de jouer avec finesse et d’exécuter les détails comme il faut, mais ça n’a pas grand-chose à voir avec le jazz. Le jazz dans ce contexte me donne surtout une facilité d’apprentissage/mémorisation, et peut-être un avantage pour le placement de certains riffs un peu délicats. Je n’utilise qu’un petit segment de mes possibilités à la guitare avec Satyricon. Par contre physiquement, scéniquement, c’est très exigeant.

Justement pour le commun des mortels, rien apparemment ne rapproche le Jazz du black metal, musicalement parlant. De ton point de vue, penses tu qu’il puisse y avoir un lien entre les deux et si oui, lequel ?

Il peut y avoir un côté extrême intéressant dans chacun des deux styles, mais de mon point de vue ce sont deux styles de musique distincts. Le Black Metal fait parfois appel au côté rock/métal, qui fait plutôt réagir le corps, parfois au côté purement émotionnel. Le jazz pour moi c’est une affaire de d’instruments, de musicalité, de challenge, d’émotions aussi bien sûr, mais d’une manière totalement différente, plus proche de quelque chose d'intellectuel. De plus, je suis un « puriste » dans chacun de ces styles, c’est à dire que je vais écouter du black norvégien de 92 et du hard-bop de la fin des années 50, et j’aime en général rarement le mélange des styles. Dans ces conditions c’est difficile de faire un lien entre jazz et black métal vois-tu. Je crois plutôt que j’ai des centres d’intérêts musicaux très variés.

Tu mentionnes « The Shadowthrone » comme étant l’album qui t’a fait craquer pour SATYRICON, à l’époque. Je trouve également que cet album est d’une richesse exceptionnelle, teintée d’inspirations traditionnelle et d’une certaine agressivité qui marquera ensuite le style du groupe. J’aime bien aussi quand tu dis que SATYRICON ne s’inscrit plus dans un style, mais ne fait autre chose que « du Satyricon ». En tant que musicien, qu’est ce qui définit Satyricon, quels sont les éléments qui mettent en relief ce groupe par rapport à la vague black metal actuelle ?

En fait j’ai découvert le Black Metal quand j'avais autour de 15 ans, et sur le conseil d’un cousin éloigné j’ai acheté « The Shadowthrone », c’était un de mes tout premiers albums de black métal après « Battles in the North » et un ou deux autres. Il est clair que le groupe à fortement évolué, mais très tôt on peut déceler des éléments « typiques » du groupe qui constituent une sorte de signature : une musique sévère, inflexible, inspirée de la musique rock et des mélodies particulières. Le groupe a un côté indépendant plutôt que de céder à la facilité, est aussi capable de créer de classiques, ce qui est rarissime dans ce style. Enfin les mots ne sont pas très utiles pour te répondre, le mieux est que chacun écoute et juge soi-même !

Un show qui t’a particulièrement marqué ? Je sais que le Hellfest, ça a été le cas à cause de tes origines rennaises…

Oui évidemment, c’était un de mes premiers concerts peut-être le quinzième ou quelque chose comme ça, avant les tournées de T.A.O.N. Et puis c’était surtout mon premier concert en France avec SATYRICON. Le concert de Rennes fin 2008 était assez spécial, ça faisait bizarre d’être sur la scène de l’Antipode après être allé voir tellement de concerts là-bas quelques années auparavant. D'ailleurs Fred, si tu me lis… Le dernier à Paris était assez fantastique aussi, j’avais une foule de potes qui s’étaient déplacés, ça faisait vraiment plaisir. Il y a tellement de concerts marquants sur environ 200, c’est difficile de choisir ! Je reparlais l’autre jour avec des amis de ce concert à Bergen en mai 2009, et je crois que d’un point de vue personnel ça a été mon meilleur concert avec le groupe. Mais le concert gratuit et improvisé à Garage Bergen en juillet de la même année était aussi fantastique… et que dire des concerts en Inde, en Russie ou à Las Vegas le soir de la Saint-Valentin (!!!)

J’ai lu que tu as aussi une expérience en chant (MORBID RITES), c’est quelque chose que tu souhaiterais retravailler à l’avenir ?

Le chant n’est pas exactement ma spécialité, mais il semble que ma voix passait bien dans MORBID RITES. Pour être honnête je n’ai pas braillé depuis un certain nombre d’années, et je ne sais pas si je serais capable de le refaire ! Quand j'avais 18-20 ans, j'ai enregistré un paquet de démos en métal extrême tous genres, mais surtout Black Metal, j’avais un groupe appelé PEST où et je faisais moi-même la programmation de la batterie, la guitare, les voix, dans la tradition des one-man-bands. MORBID RITES était vraiment un groupe sympa avec des potes, formé plutôt pour célébrer le vieux thrash/black que réécrire l’histoire, mais c’est assez efficace. Peut-être que je groupe se reformera un jour, pour un concert ou plus, mais géographiquement c’est un peu compliqué comme tu imagines et certains de membres ne sont plus du tout actifs en musique. Rien n’est vraiment décidé mais rien n’est exclu ! Ce qui est sûr c’est que j’ai des demandes régulières en provenance de Bretagne pour qu’on refasse quelque chose. Pour ce qui est du travail de la voix plus mélodique, je crois que c’est important de passer par là à un moment en tant que musicien, mais je ne m'y suis jamais encore vraiment collé. À côté de ça, je travaille l’improvisation à la guitare en chantant ce que je joue un peu à la manière de George BENSON si tu connais. C’est très utile.

Je sais que tu es aussi friand de BURZUM que de COLTRANE … Y a-t-il des groupes que tu aimerais me faire découvrir, des choses un peu moins connues, aussi bien en Jazz qu’en metal ?

Il y a tellement de choses différentes, de styles intéressants à découvrir... je pense par exemple à Serena MANEESH que j'ai découvert en concert il y a quelques mois à Oslo, une sorte de shoegaze* un peu expérimental, c’était assez incroyable. J’ai déjà fait pas mal de pub pour Lydia LASKA, un groupe d’ici également qui fait du « True Norwegian Black'n'roll Pop » comme ils disent eux-mêmes. Un des rares groupes qui font une fusion de plein de styles vraiment réussie. Leurs concerts sont généralement fantastiques aussi. La scène rock norvégienne est très vivace d’une manière générale, et ces deux groupes déchirent vraiment !

Tu as des projets de passer en France dans le cadre de tes formations musicales actuelles ?

Oui, dès que l’occasion se présente !

Un grand merci pour ta disponibilité, et merci encore pour ce show au Tuska, un réel régal. Si tu souhaites ajouter quoique ce soit, des contacts, des liens… n’hésite pas !!

On a pris notre pied à jouer au Tuska aussi, c’était vraiment un show spécial pour nous ! Merci à toi pour ton interview. J’ai déjà mentionné plus haut quelques artistes que j’apprécie. Vous pouvez allez aussi voir ma page MySpace avec un peu de guitare à www.myspace.com/gildaslepape en attendant le site ainsi que le MySpace de Morbid Rites (www.myspace.com/themorbidrites). Sinon, allez voir Metastazis.com, il a un super style. Jetez aussi une oreille sur Far Plain, un groupe de Paris qui fait du rock/metal 90’s. Ils viennent d’enregistrer leur 2ème album et c'est vraiment bon.

Pour terminer, un petit Kouign Amann et un fond de Calva bien de chez nous, ça te dit ?

Certes ! Une partie de ma famille est originaire de Douarnenez, donc tu penses bien ! Calva pourquoi pas, mais si tu as une Brit rousse ou une Coreff ambrée, je préfère ;-)

A très bientôt, donc, pour l’écriture d’une nouvelle partie, du livre consacré à Satyricon.

Merci !

Gwenn

 

* shoegazing ou shoegaze : Courant musical appartenant au rock alternatif, proche du Dream Pop. Il est apparu au sud de l'Angleterre à la fin des années 1980 et se caractérise par une approche à la fois bruitiste et mélodique de la musique.

 

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